Les joueurs PlayStation VR sont particulièrement gâtés en ce mois de septembre avec plusieurs sorties de jeux de premier plan. Ubisoft nous propose ainsi Transference sur PS4 et PC, un thriller psychologique entièrement jouable (ou non) avec les casques de réalité virtuelle PSVR, Oculus Rift et HTC Vive. Un titre développé avec SpectreVision, la société d’Elijah Wood alias Frodon Sacquet. Comme d’habitude, nous nous concentrons dans ce test sur la version VR uniquement. 

Depuis l’annonce du jeu et durant la phase de promo, Ubisoft a vanté le genre de Transference, une création à mi-chemin entre le jeu vidéo et le cinéma, comme on en voit de plus en plus. Côté scénario en revanche, nous étions un peu dans le flou. Le jeu commence par nous présenter une vidéo de Raymond Hayes, un scientifique apparemment brillant mais bien barré. Vous êtes alors plongé dans une simulation digitale créée par lui même autour de sa famille grâce aux données des cerveaux de chacun. Vous commencez ensuite vraiment l’aventure devant l’immeuble des Hayes que vous ne quitterez plus jusqu’à la fin du jeu.

Dès les premières minutes, que nous avons capturées dans une vidéo commentée ci-dessous, l’ambiance oppressante du jeu se fait ressentir. Nous comprenons immédiatement l’utilisation du mot Thriller. Nous aurions même rajouté l’adjectif horrifique avec le premier Jumpscare et  l’ambiance sonore qui ne rassure absolument pas. Cette première impression se confirmera tout au long du reste du jeu que vous continuerez la peur au ventre mais avec l’envie inarrêtable d’aller au bout de l’intrigue.

Tranference vous proposera de nombreuses énigmes puzzle à résoudre pour avancer dans l’histoire. Certaines d’entre elles sont un peu plus compliquées que d’autres mais elles restent toutes très abordables. Il faudra régulièrement passer d’une version du monde qui vous entoure à une autre en actionnant des interrupteurs. Cela vous permettra de récupérer par exemple une clé dans un monde, qui ouvre une porte dans l’autre. Un gameplay déjà vu mais plutôt sympathique. L’histoire se déroule de façon très linéaire et contrairement à un Resident Evil 7 par exemple, vous ne risquez ç aucun moment de trépasser. Un aspect que l’on comprend très vite et qui fait que la seule difficulté est la résolution des puzzles. Dommage, d’autant que la durée de vie de l’aventure est plutôt très courte, 2h30 à peine. Les développeurs ont donc poussé le vice du mélange jeu/film en copiant la durée d’une création du septième art.

En ce qui concerne la réalisation VR, les développeurs ont fait un très beau boulot. Pas d’inconfort à signaler, des options de déplacement (DualShock 4 uniquement) comme on commence à en avoir l’habitude, des graphismes plutôt sympa pour du PSVR et surtout une immersion au top niveau. Même si le jeu est jouable sans le casque de réalité virtuelle, l’intérêt est quasiment nul puisque toutes les sensations voulues par les créateurs du jeu se ressentent avec le combo PSVR + casque audio.