Annoncé en décembre 2015 sur le PlayStation VR, Eagle Flight est disponible depuis quelques jours sur le casque de Sony et depuis un peu plus longtemps sur Oculus Rift. Une version pour le HTC Vive arrivera également le 20 décembre prochain et les aigles de Ubisoft Montréal auront terminé de prendre leur envol. Ce test a été réalisé sur la toute nouvelle PS4 Pro mais notez que le jeu ne dispose pas de version optimisée par rapport à une PS4 « normale ».

Un aigle dans Paris

Eagle Flight prend place dans la ville de Paris, univers post-apocalyptique, 50 ans après la disparition de toute forme de vie humaine sur Terre. Au milieu des vestiges de l’humanité, la faune et la flore ont repris le dessus et vous êtes propulsé dans les plumes d’un aigle qui aura comme terrain de jeu la ville lumière. Le jeu propose un mode histoire que vous débutez en tant qu’aiglon à peine sorti de sa coquille. Malheureusement, le scénario s’arrêtera à cet unique élément et aucune histoire ne viendra vraiment accompagner votre aventure à la découverte des cinq zones de la ville.

Ce mode histoire est en fait un enchaînement de différents défis vous récompensant en étoiles selon vos performances. Des étoiles permettant ensuite de débloquer des défis plus difficiles et les autres zones. Chacun des cinq quartier dispose également d’un certain nombre de plumes à retrouver parmi les bâtiments et un nombre de poisson à pécher. Nous avons réaliser une vidéo de gameplay illustrant les premières minutes de jeu et quelques uns des premiers défis.

Pour la plupart d’entre eux, il s’agira de boucler un parcours en passant par des points de passage ou de réaliser le meilleur temps possible en prenant tous les risques. Très vite, vous aurez également des défis qui vous opposeront à des vautours qu’il faudra éliminer pour protéger un autre aigle par exemple. Si la difficulté n’est pas vraiment élevée, il faudra tout de même parfois prendre des risques pour pouvoir obtenir les 3 étoiles mises en jeu tout en évitant le crash. Sur la totalité de ce mode histoire, 129 étoiles (43 défis) sont à remporter.

Liberté de voler

Si Eagle Flight se joue avec une Dualshock 4, les sticks sont complètement inutiles. Dès que vous vous lancez, votre aigle avance seul. Il est néanmoins possible de gérer sa vitesse avec la possibilité d’accélérer avec la gâchette R2 et freiner avec L2. Pour tourner, c’est là que le tracking du PlayStation VR entre jeu puisque c’est votre tête qui aura cette fonction. Votre oiseau suivra tout simplement votre regard et il vous suffira de pencher/incliner la tête à droite ou à gauche pour prendre un virage. Si vous tournez la tête sur un axe horizontal de l’un ou l’autre des côtés, l’aigle tournera également mais de façon moins serrée. Le système est tout de suite très intuitif et vous serez un véritable pilote au bout de quelques minutes seulement. La touche carré est également utile puisque qu’elle permet à votre aigle de lancer des ondes soniques, utiles pour vous débarrassez des vautours dans certains défis ou en multijoueur. Leur utilisation est vraiment arcade et la zone d’impact vous autorisera de larges approximations de visée.

Les sensations sont immédiatement très plaisantes et la ville apocalyptique de Paris offre de très nombreuses occasions de vous faufiler entre les bâtiments, toits et autres vestiges historiques tout en rencontrant un vrai zoo à ciel ouvert avec ces éléphants, girafes et autres animaux peuplant les rues. La sensation de vitesse est bien présente d’autant qu’un flou s’installe sur la périphérie de votre regard lorsque vous accélérez. Sur la vidéo que nous avons enregistré un peu plus haut, on ne le voit pas, mais le bas de votre écran est accaparé par le bec de votre aigle. Une technique bien connue en VR qui permet de vous fixer un point de repère fixe pour votre regard et ainsi éviter le Motion Sickness. Malgré des heures de jeu et des sessions de plus en plus « tournantes », nous n’avons en effet ressenti absolument aucune gène, une vraie prouesse technique !

Vol en escadrille

Outre le mode histoire, Eagle Flight propose aussi du Vol Libre dans lequel, comme son nom l’indique, vous pouvez parcourir librement la capitale française. L’intérêt est limité contrairement au mode multijoueur 3vs3. Il s’agit d’un genre de capture de drapeau dans lequel vous avez l’autorisation de dézinguer les oiseaux ennemis à coups d’ultrasons. Nous avons tenté plusieurs parties mais le matchmaking ne nous a jamais proposé mieux que du 2 contre 2 malheureusement. Quelques modes de jeu supplémentaires comme des courses par exemple auraient été intéressants pour étoffer cette partie du jeu.