Les First Person Shooter (FPS) font partie des jeux les plus adaptés à la réalité virtuelle en plus du fait qu’ils sont très plébiscités par les joueurs. On comprend donc pourquoi Sony mise une nouvelle fois sur un jeu de ce type pour la rentrée du PlayStation VR. Firewall Zero Hour vient tout juste de sortir en exclusivité sur le casque VR de la PS4 et nous vous en proposons donc le test après plusieurs heures de jeu. Un jeu proposé à 39.99€ en version physique ou à 79.99€ avec la manette de visée.

Plus on est de fous, plus on rit

Contrairement aux précédents FPS sortis sur le PlayStation VR, Firewall Zero Hour a été pensé pour le multijoueur en équipe, un peu à la manière des jeux compétitifs comme Counter Strike ou plus récemment, Rainbow Six Siege, qui cartonne en eSport. Nous n’avons ici aucun mode histoire ni aucun scénario, seulement des mercenaires s’affrontant pour protéger ou voler des données « sensibles » dans divers environnements.

Dire que Firewall Zero Hour est jouable uniquement en multijoueur n’est pas tout à fait vrai puisque le jeu propose d’affronter des bots pour des parties d’entrainement en choisissant l’attaque ou la défense. Un mode qui peut également être joué à 4. Ce dernier n’est en revanche intéressant que pour se familiariser avec les déplacements, les commandes, armes et maps. L’IA sommaire des bots et le manque d’objectifs motivant vous donnant très vite envie de vous fritter avec d’autres joueurs bien en chair.

Le jeu propose donc de jouer jusqu’à 4 contre 4 dans des parties en ligne où l’une des équipes aura pour mission de désactiver le firewall avant de voler les données dans un temps imparti tandis que l’autre devra tout simplement l’en empêcher. Si ce mode a largement fait ses preuves ces dernières années, on regrette qu’il soit le seul à être présent dans le jeu. Peut être que les développeurs nous en réservent d’autre mais aucune information n’a filtré pour le moment. Lorsqu’une manche se termine, pas de revanche immédiate puisqu’un passage par la salle d’attente de matchmaking est obligatoire avant d’inverser les équipes. Dommage puisque cela casse le rythme et lorsque les parties sont expéditives, vous passez plus de temps à attendre qu’à jouer. Là encore, on espère une évolution via un futur patch.

L’expérience se gagne sur le champ de bataille

Si le descriptif du jeu annonce 12 mercenaires ayant chacun une compétence spéciale, seuls 8 sont débloqués au début du jeu. Il vous faudra enchaîner les parties et surtout les kills pour gagner de l’expérience et monter en niveau. Des niveaux qui permettent ensuite de débloquer les 4 autres mercenaires et qui autorisent également la personnalisation de leurs équipements de base avec d’autres accessoires pour les armes ou d’autres types d’explosifs. Chaque soldat embarquant une arme principale, une arme secondaire, un explosif létal et un autre qui ne l’est pas (fumigène…). Gravir les échelons ne demande pas de gros efforts si vous êtes un as de la gâchette mais cette carotte au bout du baton motive à enchaîner les parties.

Pour éviter de tourner en rond, les développeurs ont conçu 9 maps aux environnements différents avec évidemment, plusieurs chemins possibles pour accéder jusqu’aux objectifs. S’il est tout à fait possible de jouer chacun pour soi dans son équipe, la coopération vocale est évidemment à préférer pour élaborer des stratégies. Vous serez également bien content d’être réanimé lorsque vous serez blessé. Si le jeu ne propose pas de localisation pour les matchmakings, il est tout de même possible de jouer entre français à Firewall Zero Hour.

Un gameplay très plaisant

Malgré les temps de chargements obligatoires un peu long comme évoqué un peu plus haut, une fois dans la partie, le plaisir de jouer est à un haut level. Les graphismes (sur PS4 Pro en tout cas) sont de très bonne facture et malgré la pixellisation obligatoire de par la conception du PlayStation VR, cela ne gène absolument pas.

L’une des questions les plus importantes également est celle des déplacements. L’option par défaut vous fait tourner par à-coups avec le stick droit tandis que le gauche sert à avancer. Depuis les options vidéos, il est possible de passer en rotation fluide, ce qui déconseillé aux joueurs les plus sensibles au mal de la VR. Nous avons pour notre part conservé l’option d’origine qui convient très bien puisque la plupart des maps sont conçues de sorte à ce que l’on ne doive pas faire de rotations trop importantes. En revanche, si un ennemi se présente dans votre dos dans cette configuration, le temps de vous retourner est forcément fatal. Avec ce système, nous n’avons en tout cas eu AUCUN problème de nausée ou de mal de la VR malgré un enchaînement de plusieurs parties qui demandent pas mal de déplacements.

Pour plus d’immersion également, nous vous conseillons vivement d’utiliser la manette de visée PlayStation Aim Controller plutôt que la DualShock 4. Comme à chaque fois avec elle, il faudra par contre placer la pièce dans la pénombre pour ne pas avoir de problèmes de tracking. Mis à part cela, elle est vraiment indispensable et représente l’un des plus grand intérêt du jeu.

Verdict : 8/10

Firewall Zero Hour est sans conteste le jeu PlayStation VR le plus plaisant de cette rentrée 2018 pour ceux qui aiment les FPS. Avec ses airs de Counter Strike couplé à la manette de visée Aim Controller, on s’y croirait ! Il faut tout de même noter un contenu un peu faible puisqu’un seul mode de jeu est proposé ainsi que des temps de chargements/retour au loby entre chaque partie. Deux points qui on l’espère seront corrigés rapidement par l’intermédiaire de patchs.