IPD

Si ces trois lettres ne vous sont pas inconnues, c’est certainement que vous vous y connaissez déjà quelque peu dans le domaine de la VR. Pour les autres, il s’agit de l’acronyme de « interpupillary distance » que l’on traduit par distance inter-pupillaire en français. C’est à dire la distance entre vos deux pupilles qui est évidemment propre à chaque personne. Si les tout premiers casques VR faisaient fi de ce réglage, il est désormais incontournable pour profiter de la meilleure qualité d’affichage possible. En effet si vos pupilles ne sont pas parfaitement alignées avec le centre des lentilles, vous percevrez alors une image non nette, voire floue.

Sur le Quest premier du nom, une petite molette de réglage située en dessous permettait facilement de faire glisser le réglage sur la position souhaitée entre 58 et 72mm, permettant de convenir à un très gros pourcentage des morphologies. Sur le Quest 2, un autre choix a bizarrement été fait. En effet, il est désormais possible de choisir entre 3 réglages prédéfinis seulement (58mm, 63mm ou 68mm). Les morphologies aux pupilles rapprochées sont donc gagnantes mais bon nombre de personnes se situant entre l’un de ces trois réglages pourraient ne pas trouver le réglage parfait. Il est toujours possible de placer les lentilles entre l’un de ces réglages mais on tombe dans la bidouille et le réglage peut alors facilement bouger. Autre déception sur ce point, il faut en plus bouger mécaniquement l’écartement des lentilles avec ses doigts puisque plus aucune molette n’est prévue. Impossible donc de faire le réglage en gardant le casque sur la tête. Vous êtes obligés de choisir un réglage, essayer, enlever le casque pour bouger à nouveau…

Si le changement du système de maintien peut se comprendre, nous cherchons encore le pourquoi de ce choix du réglage IPD limité. Dans notre cas, nous avons choisis la position intermédiaire qui semblait la meilleure dans notre cas. Nous n’avons pas vu de grande différence avec la position la plus écartée tandis que la position la plus rapprochée était clairement plus floue. Nous avons également fait le test avec plusieurs autres personnes qui ont toutes trouvées un réglage qui leur convenait. La très grande majorité des utilisateurs devraient donc tout de même y trouver son compte et cette information relativise donc la concession qu’Oculus a fait sur ce point.

Affichage / Audio

La mode de l’écran OLED sur les casques VR est désormais révolue puisque les derniers casques les plus haut de gamme comme le Valve Index ou le HP Reverb G2 sont également revenus au LCD. C’est aussi le cas du Quest 2 contrairement à son prédécesseur.

La technologie LCD a un désavantage par rapport à l’OLED puisqu’il est bien plus difficile d’atteindre les noir profonds sur ces écrans. La différence se fera donc sentir sur les jeux sombres. A contrario, le LCD ne souffre pas du problème de « bavure » des pixels OLED qui peut faire percevoir une trainée sur une image lorsque chaque pixel change de couleur. Nous ne nous étalerons par plus sur ces technologies pour la simple et bonne raison que nous ne sommes pas des experts. Le nouvel écran du Quest 2 est en tout cas très appréciable et l’image est tout de même bien meilleure.

L’augmentation de la résolution sur le Quest 2 est une excellente nouvelle puisque les pixels sont désormais quasiment invisibles. Lors que l’on repense à l’image des casques VR d’il y a quelques années à peine, la différence est vraiment flagrante.

Côté audio, les branches horizontales du casque renferment toujours 2 petits haut-parleurs au niveau des tempes. Ils diffusent un son stéréo directement dirigé vers l’utilisateur du casque, limitant la gène pour les personnes autour. Le son est plus que correct et Oculus a également laissé la possibilité de brancher un casque ou des écouteurs via une prise jack pour plus d’immersion et de discrétion.


Tracking, Contrôleurs et Hand-tracking

Grâce à ses 4 caméras frontales, l’Oculus Quest 2 dispose d’un système de tracking dans l’espace à 6 degrés de liberté. C’est la même chose que son prédécesseur et c’est toujours ce qui se fait de mieux pour un tracking intégré, qui ne nécessite aucun autre capteur externe. Le suivi est est très bon et vous pouvez enfiler votre casque sans vous poser de questions. Les caméras étant infra-rouge, il reste tout de même l’impossibilité d’utiliser correctement le casque en extérieur s’il y a une forte luminosité. Si la luminosité est moindre, cela est par contre tout à fait possible et permet de vous créer de grands espaces de jeu.

Pour les contrôleurs, ils sont légèrement différents des précédents Oculus Touch. Ils sont plus imposants sans toutefois être beaucoup plus lourds. Il y a beaucoup plus d’espace vide pour reposer vos pouces à côtés des sticks et boutons. Ils sont toujours très agréables à utiliser et tout tombe facilement sous les doigts. Pour ce qui est du tracking des contrôleurs, il est également sensiblement le même que sur le Quest, plutôt bon. Si vous mettez votre bras derrière vous sans tourner la tête, vous risquez de perdre le suivi mais il faut presque faire exprès de chercher les angles morts. Certains sites étrangers parmi les premiers à avoir tester le casque ont notifié avoir eu des problèmes sur ce tracking des contrôleurs mais celà n’a pas été notre cas. Un correctif a donc peut être déjà été déployé puisqu’au lancement du casque, vous avez déjà une première mise à jour de celui-ci ainsi que des manettes.

Autre point que l’on retrouve, la possibilité de ne pas utiliser les contrôleurs et de naviguer dans les menus avec ses mains. S’il s’agissait encore d’une fonction bêta il y a quelques mois, le système est désormais totalement disponible. Lors de la configuration de votre casque, il vous est d’ailleurs expliqué comment vous servir de vos mains et doigts pour naviguer, cliquer ou recentrer la vue. Une fonction qui reste quelque peu gadget puisque même si elle fonctionne plutôt bien, elle reste moins précise que les contrôleurs. Seule une poignée très réduite de jeux proposent d’ailleurs d’être joués avec les mains.

Configuration, Logiciel et Oculus Link

La configuration de l’Oculus Quest 2 est quasiment identique à celle de son grand frère. Grosse nouveauté cependant, vous êtes désormais obligés de posséder ou créer un compte Facebook. Si comme nous, vous aviez jusqu’ici un compte Oculus sans compte Facebook rattaché, il est désormais obligatoire de les fusionner. De ce fait, votre liste d’amis sur votre Oculus Quest est automatiquement remplie par vos amis Facebook ayant déjà utilisé un Quest également. Heureusement, il est toujours possible de les supprimer sur votre Quest tout en les conservant sur Facebook. Lorsque Facebook a annoncé cette obligation, une levée de boucliers à eu lieu, en vain. Pour notre part, si nous n’avions volontairement pas lié notre compte Facebook sur le Quest, le faire ici ne nous a finalement pas plus embêté que ça. Il est du coup possible de partager en un clic sur le réseau social des vidéos, screenshots ou diffuser en direct des images de son Quest.

Niveau logiciel, l’Oculus Quest 2 profite évidemment d’office des très nombreuses mises à jour système intervenues ces derniers mois. De nombreuses fonctions simplifient la vie en VR comme la possibilité d’afficher le monde réel en tapotant simplement deux fois sur le côté de votre casque. Les anglophones bénéficient également de la fonction de commande vocale mais qui n’est pas encore disponible pour nous. Le Dashboard du Quest 2 a également pas mal évolué comme vous le montre cette petite présentation vidéo.

Un mot enfin sur la fonction Oculus Link qui est désormais également sortie de sa phase de bêta. Pour ceux qui ne connaissent pas, il s’agit de la possibilité de relier par câble USB votre Oculus Quest à un PC compatible VR. Il est alors possible de profiter des centaines de jeux disponibles sur Steam VR ou normalement exclusifs à l’Oculus Rift. Le seul matériel à acheter étant un câble USB 3.0 d’au moins 3 mètres. Pour en savoir plus, notre tuto Oculus Link est toujours valable.

Verdict

Si l’Oculus Quest dispose encore de belles années devant lui, cette nouvelle version améliore encore l’expérience utilisateur avec des graphismes bien plus intéressants. L’upgrade des specs techniques en général permet également d’imaginer des jeux encore plus bluffants dans les mois à venir et assure un bel avenir à cette VR autonome. Oculus a également prouvé avec son premier modèle que de nombreuses améliorations et fonctions pouvaient être encore déployées par la suite via des mises à jour. La fonction Oculus Link est également l’assurance de pouvoir accéder à tous les meilleurs jeux VR, même qu’ils ne sortent pas directement sur le Quest. Les possesseurs du premier modèle peuvent évidemment rester sur leur version mais pour tous les autres, l’investissement dans un Quest 2 est clairement une bonne idée !

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