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Sorti sur Steam début octobre et depuis quelques jours sur PlayStation VR, Raw Data vous met dans la peau d’agents qui doivent infiltrer des complexes infestés de robots pour récupérer des données. Voyons donc ce qu’il en est de ce jeu d’action et de tir.

En tant que nouvel agent du Syndik8, vous vous retrouvez dans la salle de briefing pour votre intégration dans les rangs de cette organisation. Au programme : apprendre à manier les 4 styles d’armement disponibles. Pour cela, une introduction très immersive vous fera passer différentes épreuves avant de vous remettre votre ordre de mission. Au travers d’une dizaine de levels, vous devez vous introduire dans la Tour Eden pour dérober un maximum de données brutes (Raw data, en anglais) et mettre à jour les projets qui se cachent derrière la nouvelle gamme de robots de Eden Corporation.

Visuellement, le jeu est très réussi ! Les graphismes sont très soignés et les environnements riches. Le lobby en est un bon exemple. Dans cet environnement vous allez pouvoir paramétrer le jeu, suivre les didacticiels, inviter vos amis, etc.

Les paramètres du jeu sont très nombreux et vous permettent de l’adapter à votre environnement : les graphismes offrent des niveaux d’antialiasing et d’oversampling qui permettent de tirer profit des grosses configs ou de rester fluide sur les plus modestes. Les contrôles offrent le choix entre les mouvements par téléportation et/ou déplacement au trackpad, on peut choisir la main dominante (car les commandes ne sont pas symétriques entre droite et gauche). Petit bémol tout de même, le jeu est entièrement en anglais au niveau des dialogues et du texte, et pas l’ombre d’un sous-titre français n’est disponible, ce qui pourrait poser problème aux anglophobes quand on leur demandera de réaliser certaines actions spécifiques.

Le lobby dispose de 2 salles d’entrainement. La première vous permet de tester les 4 différents armements et la seconde de vous mettre dans des situations de combat plus réalistes. Ces didacticiels sont un modèle de clarté et d’accompagnement, chaque action est décrite par la voix off et accompagnée d’un schéma, ce qui fait que même sans parler correctement anglais, vous pouvez jouer au jeu.

Au menu des armes, elles dépendent 4 agents jouables : Bishop et ses pistolets légers, Saija la ninja au sabre, Boss le mercenaire au fusil à pompe/lance-grenade et enfin Elder l’archer. Chacun a un style bien a lui avec 8 capacités à débloquer. Dès le didacticiel, on se rend compte que l’ergonomie a été très travaillée ! Manier le fusil à pompe à deux mains en faisant le mouvement de pompage pour recharger, donner des coups de sabre, bander l’arc ou encore tirer des headshots nerveux au pistolet sont d’une facilité déconcertante et deviennent vite très intuitifs ! Ceci permet de se concentrer sur l’action. Les commandes sont très bien pensées et réparties de manière très intelligente sur les différents boutons des manettes.

Les combats sont souvent au contact !

La campagne est relativement courte et se joue au travers d’une dizaine de niveaux dont la mécanique est toujours la même : vous prenez un ascenseur dans la tour pour arriver dans une zone où vous devez pirater un terminal pour récupérer les données. Cela prend un certain temps et il faut survivre aux différentes vagues d’ennemis qui tentent de vous en empêcher : fantassins robots, drones volants, méchas de guerre, ninjas furtifs, l’éventail est assez large et nécessite d’adapter son style.

Les 4 agents ont des qualités et défauts différents qui se renforcent au fur et à mesure que vous débloquez leurs capacités. Bishop et ses pistolets est dans la rapidité pour ses attaques à distance, idéales pour contre les drones volants par exemple. Sa puissance de feu augmente avec ses capacités de tir en rafale ou de tir surchargé. Saija est la reine des attaques puissantes au corps à corps. Elle peut dévaster une cohorte de fantassins en quelques mouvements mais elle est par contre vulnérable face aux robots kamikazes qui explosent à son contact. Ses capacités lui permettent tout de même de lancer son sabre ou encore de faire des attaques de zones sautées. Le fusil à pompe de Boss est redoutable à courte portée mais peine au-delà de quelques mètres. Heureusement, son lance-grenade permet de remédier à cela et lui permet d’abattre facilement des groupes d’ennemis. Elder, tire quant à lui des flèches puissantes et précises qui éliminent les ennemis avant qu’ils ne puissent vous atteindre. Certaines flèches permettent des attaques de zones ou des tir à tête chercheuse. A noter que vous pouvez aussi éliminer les ennemis à mains nues. De plus, plusieurs capacités déblocables communes aux 4 agents vous permettent de déployer des éléments de soutien offensifs ou défensifs comme des tourelles ou des boucliers. Chaque joueur peut donc trouver un style qui lui convient.

Une fois en partie, les combats sont très dynamiques et nécessitent vraiment de donner de sa personne : bander l’arc, se baisser pour éviter des tirs ou donner des coups de sabre est physique ! Attention à la pièce dans laquelle vous jouez car les attaques au sabre peuvent avoir des conséquences dans le monde réel, les débris de ma tasse à café sous le bureau en témoignent ! La difficulté est bien dosée et monte crescendo pendant la campagne. Si celle-ci est courte, entre 5 et 6h, on peut la rejouer en augmentant la difficulté et pourquoi pas en changeant d’agent.

L’interface multijoueur est très ergonomique

Le jeu est jouable en solo bien sûr mais surtout en duo/coop avec un ami ou en PvP (de 1vs1 à 5vs5). Pour cela, rien de plus simple, une interface encore une fois ergonomique permet d’interagir avec les joueurs qui apparaissent dans le lobby. A noter que le multijoueur est cross-plateforme, ce qui est assez rare pour être souligné. En PvP, il s’agit de faire des matchs en arènes. Dans ce mode, les commandes sont légèrement modifiées pour avoir un gameplay jouable : il n’est plus possible de se téléporter, mais on peut marcher et surtout sprinter. Les agents et leurs capacités sont inchangées. Ceci donne une durée de vie supplémentaire au jeu dont la campagne est assez vite terminée.